Religions à Tallinn
L'Estonie compte parmi les pays les moins pratiquants d'Europe. Tallinn conserve pourtant un patrimoine religieux dense, hérité de la Réforme puis de la période russe.
Pratique religieuse
Au recensement de 2021, 29 pour cent des personnes de 15 ans et plus déclarent une appartenance religieuse. 58 pour cent n'en déclarent aucune et 13 pour cent ne répondent pas. La proportion tombe à 17 pour cent chez les Estoniens et atteint 54 pour cent chez les Russes d'Estonie. En dehors des grandes fêtes, la fréquentation des offices reste faible.
Luthéranisme
Le luthéranisme s'implante au seizième siècle et reste la confession de référence des Estoniens. Il recule néanmoins, avec 8 pour cent de la population en 2021 contre 14 pour cent en 2000. L'Église évangélique luthérienne d'Estonie a son siège à Tallinn. La cathédrale Sainte-Marie, sur la colline de Toompea, et l'église Charles, en contrebas, en sont les lieux de culte les plus fréquentés.
Orthodoxie
L'orthodoxie est la première confession déclarée du pays, avec 16 pour cent de la population en 2021. Elle est surtout pratiquée par les russophones. Deux juridictions coexistent. L'Église orthodoxe apostolique d'Estonie dépend du patriarcat de Constantinople. L'ancienne Église du patriarcat de Moscou a pris le nom d'Église orthodoxe chrétienne d'Estonie en mars 2025. Une loi votée en avril 2025 impose aux communautés de rompre leurs liens avec les autorités religieuses étrangères jugées menaçantes pour la sécurité nationale. La Cour suprême l'a jugée conforme à la Constitution en 2026.
Autres cultes
Les catholiques et les musulmans représentent chacun environ 1 pour cent de la population de Tallinn. La synagogue Beit Bella, inaugurée le 16 mai 2007, est la première construite en Estonie depuis la Seconde Guerre mondiale. Le centre islamique estonien accueille les fidèles musulmans.
Églises de la vieille ville
La cathédrale Alexandre Nevski, bâtie de 1894 à 1900 sur Toompea, est le monument orthodoxe le plus visible de la ville. L'église Saint-Olaf abrite une communauté baptiste. L'église Saint-Nicolas, détruite lors du bombardement de 1944 puis restaurée, ne sert plus au culte. Elle accueille un musée d'art sacré et une salle de concert, avec le fragment de la Danse macabre de Bernt Notke. La visite de ces édifices est le plus souvent payante.