Aller à Tallinn en autocar

L'autocar dessert Tallinn depuis presque toute l'Europe continentale, à des tarifs très inférieurs à ceux de l'avion. Sur les longues distances, la durée du trajet demeure le principal obstacle.

Liaisons depuis les pays baltes

Riga se situe à 280 kilomètres et le trajet dure entre trois heures quarante et près de cinq heures selon le service. L'offre est abondante, avec plus d'une dizaine de départs quotidiens. Vilnius demande environ neuf heures pour 529 kilomètres, avec plusieurs liaisons directes par jour. Ces deux axes forment l'ossature du réseau international au départ de Tallinn et fonctionnent aussi bien qu'un train régional.

Liaisons depuis l'Europe centrale et occidentale

Varsovie se rejoint en un peu plus de treize heures, sur 1 035 kilomètres. Berlin se trouve à 1 619 kilomètres, soit environ vingt-trois heures de route. Depuis Paris, aucun service direct n'existe et le voyage impose au moins un changement, en général en Allemagne ou en Pologne. La durée réelle s'établit entre trente-huit et quarante-cinq heures. Bruxelles se situe dans le même ordre de grandeur. Le trajet occupe donc deux nuits entières.

Compagnies

Lux Express, société estonienne, domine les liaisons baltes et prolonge son réseau jusqu'en Pologne. Ecolines, d'origine lettone, couvre un territoire proche. Flixbus assure les longs parcours vers l'Allemagne, la Pologne et l'Europe de l'Ouest, en combinant plusieurs tronçons sous un même billet. Chez ces trois opérateurs, le bagage en soute entre dans le prix.

Gare routière de Tallinn

La gare routière, Tallinna bussijaam, se trouve Lastekodu 46, à environ deux kilomètres au sud-est de la vieille ville. Le tramway et plusieurs lignes de bus la relient au centre. Les autocars internationaux marquent souvent d'autres arrêts dans l'agglomération, dont le port de passagers et l'aéroport, ce qui évite parfois un transfert.

Intérêt de l'autocar

Le prix constitue l'argument principal, avec des billets Paris-Tallinn qui démarrent autour de cent euros. Sur les trajets baltes, l'autocar l'emporte sur le train en fréquence comme en couverture. Depuis l'Europe de l'Ouest, il ne se justifie que pour un voyageur qui dispose de temps ou qui refuse l'avion.